dimanche 9 octobre 2016

Non je ne vais pas bien...


D'ordinaire je suis une personne forte.

Je suis la copine qu'on appelle quand ça ne va pas. Mon caractère affirmé et les échecs que j'ai rencontrés m'ont permis d'être dure comme un roc. Enfin c'est ce que je pensais...



On passe les 3/4 de son temps, et même de sa vie, au travail. Quand tout se passe bien c'est le paradis mais lorsqu'une personne, une seule, vient tout gâcher, ça peut vite devenir l'enfer sur Terre. Un Enfer qui consume, un Enfer qui bouffe et fout tout en l'air sur son passage. Mes plus fortes convictions se sont envolées à cause de lui. Moi qui pensais être une personne qui apprend vite et bien, faite pour la mode, prête à évoluer...finalement...rien n'est plus sûr.

Aujourd'hui je suis en arrêt maladie. Pour la première fois de ma vie. Un arrêt maladie difficile à (di)gérer. À se faire traiter comme une merde on en deviendrait presque une. Je refuse. Alors je me bats pour ne pas céder à cette idée. Céder ? Capituler ? Pire : M'écraser (ou me faire écraser) ? Je n'y aurais jamais songé avant ça.

Alors non je ne vais pas bien. Certains diront que je ne dois pas prendre les choses à cœur, d'autres que ça n'est pas si grave, ce n'est qu'un travail. Mon travail. Personne ne ressent ce que moi je ressens. Ce travail est un grand choix de vie, le plus grand choix que j'ai fais jusque là.'est Mon avenir, mon futur et je vais me construire autour de lui. Je suis entière et exigeante alors si je n'obtiens pas ce pourquoi je travaille si dur chaque jour à quoi bon se battre ? Alors oui c'est dur et oui je trouve ça injuste. D'habitude je suis même le genre de personne qui plaque tout sans se retourner. On me fait du mal ? Je zappe direct. Tu me traites mal ? Je te raye de ma vie. Une petite impulsive avec une grande fierté. Mais là...

Un Lundi, alors que je me sentais déjà au bord du gouffre, prête à imploser j'ai craquée... Il ne me restait pas d'autres choix que de partir. Il le fallait. L'Enfer a eu raison de moi. Il aura fait couler mes larmes, ces larmes dont je me souviendrai et qui me rendront plus forte.

J'écris tout ça, non pas pour me plaindre mais parce que j'ai besoin de dire que parfois ça ne va pas. Parce qu'aussi d'autres personnes rencontrent des difficultés au niveau professionnel et que c'est très difficile à vivre. Mais surtout ne vous laissez jamais dénigrer, rabaisser et traiter comme des moins que rien. Personne ne mérite ça.

Il faut trouver la force de se relever et ne pas se laisser bouffer. Prendre du recul, discuter, parler c'est la clé. Parfois l'Enfer est moins pire que ce que l'on pense. La méfiance et la prudence seront les maîtres mots de ma renaissance.


Petite précision : j'ai écris ces mots il y a quelques jours, depuis j'ai repris le travail. Ça va mieux mais je reste stressée, anxieuse parfois et avec l'impression d'avoir une épée de Damoclès au dessus de ma tête. Mais je ne lâcherai rien. Merci à vous d'être là.

Nadège.

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Merci mes amours de laisser vos jolis mots qui me font chaud au cœur.